L’IRAI célèbre ses 10 ans!

L’IRAI célèbre ses 10 ans!

COMMUNIQUÉ

Un bilan impressionnant et l’annonce de la création
du Programme de recherche JACQUES-PARIZEAU

Montréal, 11 mars 2026 – Lundi soir dernier, l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) célébrait le 10e anniversaire de sa création à l’occasion d’un « 5 à 7 » festif. S’adressant à un parterre d’une soixantaine de personnes dont plusieurs partenaires et porte-parole d’organismes de la société civile, le président de l’IRAI, le professeur Daniel Turp a déclaré : « Il n’est pas immodeste d’affirmer, aujourd’hui, 10 ans plus tard, que l’IRAI, ses chercheurs et chercheuses ont travaillé avec assiduité et beaucoup de conviction pour l’avancement de la connaissance sur les sujets qui nous sont chers. Des universitaires d’ici et d’ailleurs ont réalisé de multiples travaux présentés sous la forme d’études, de notes de recherche, de rapports d’observation et de recensions, dont la qualité scientifique est indéniable ».

Pour sa part, le coordonnateur de recherche de l’IRAI, Me Maxime Laporte (Université de Sherbrooke) a présenté l’impressionnant bilan des travaux et actions de l’IRAI depuis 2016. Il a notamment souligné la publication des actes du grand Colloque de 2017 sur « L’autodétermination des peuples aux XXIe siècle : Perspectives québécoises comparées et internationales », et proposé une rétrospective des études réalisées par l’IRAI, citant par exemple celles sur « L’étendue de la compétence constitutionnelle en environnement », sur « Le rapport sur l’impôt unique au Québec » et sur « La faisabilité économique et financière d’un Québec souverain ». Il a également relaté les missions d’observation menées par l’IRAI à l’étranger

Me Laporte a ensuite animé une présentation dynamique des travaux des premières cohortes de jeunes chercheurs et chercheuses du Programme AQUIN, dont les travaux portent sur les sujets suivants :

Les infrastructures financières d’un Québec indépendant
(Jean-Philippe Bombay, Université Harvard)

Les traités d’investissements dans l’hypothèse de l’indépendance du Québec;
Le fleuve et la voie maritime du Saint-Laurent (cadre juridique) dans l’hypothèse de l’indépendance du Québec
(Justine Grenier, Université d’Ottawa)

Les agences de notation de crédit dans l’hypothèse de l’indépendance du Québec;
Les télécommunications dans l’hypothèse de l’indépendance du Québec
(Antoine Rondeau, UQÀM)

La création d’une monnaie nationale pour le Québec;
La gestion de l’offre dans la perspective de l’accession du Québec à l’indépendance
(Jasmin Racine, Université Laval);

En sa qualité de porte-parole du Comité scientifique de l’IRAI, le professeur Nicolas Marceau a fait état d’autres travaux en cours portant notamment sur ces questions :

L’idée de doter la nation québécoise d’une nationalité
(Édouard Baraton, Université de Rouen, UQÀM, IRQ)

La reconnaissance internationale des États
(André-Philippe Ouellet, Institut de hautes études internationales et de développement (IHEID) de Genève)

La politique de défense d’un Québec indépendant
(Stéphane Roussel, ÉNAP, et Thomas Roussel, Queen Mary University of London)

Le rapport des femmes à la question nationale
(Léa Clermont-Dion, Concordia)

L’observation internationale des référendums
(François Beaulne, ancien chef de mission à l’ONU)

Daniel Turp a rappelé les nombreux webinaires, colloques, conférences et journées d’étude organisés ou coparrainés par l’IRAI, ainsi que les partenariats établis avec différentes institutions telles que le Liechtenstein Institute on Self-Determination at Princeton University, la Fondation Coppieters de l’Alliance libre européenne, le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), l’Association québécoise de droit constitutionnel, l’Institut de recherche sur le Québec (IRQ), Droits collectifs Québec (DCQ), la Coalition pour l’abolition de la monarchie au Québec, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) et la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal. De plus, M. Turp a fait état des recours judiciaires entrepris par l’IRAI dans divers dossiers d’intérêt public tels que l’affaire Dostie, qui portait sur la violation par le Canada des droits fondamentaux des prisonniers d’Octobre 1970, et l’affaire Justice pour le Québec c. Canada, sur le rapatriement de la Constitution du Canada sans le consentement du Québec. En 2025, ces deux dossiers, pilotés par Me Laporte, ont été portés devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Prenant lui aussi la parole, l’idéateur de l’IRAI, M. Pierre Karl Péladeau a annoncé la création d’un nouveau programme de recherche : le programme JACQUES-PARIZEAU, dédié à la mémoire de l’ancien premier ministre du Québec. Complémentaire au programme AQUIN, cette initiative est destinée à des chercheurs et chercheuses d’expérience. Son premier bénéficiaire sera Jean-François Payette dont les travaux porteront sur le déploiement mondial d’un Québec indépendant et ses incidences économiques, politiques et stratégiques. M. Péladeau a conclu son allocution en affirmant : « Longue vie à l’IRAI! ».

À propos de l’IRAI

Créé en 2016 à l’initiative de Pierre Karl Péladeau, l’IRAI est un institut de recherche indépendant dont la mission est de réaliser et de diffuser des études sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales afin d’améliorer les connaissances scientifiques et de favoriser un dialogue citoyen ouvert et constructif. Ses travaux de recherche sont réalisés par des chercheurs et des chercheuses indépendants, provenant d’établissements de haut savoir du Québec et d’ailleurs dans le monde. Les publications de l’IRAI peuvent être consultées sur son site à l’adresse www.irai.quebec.

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Renseignements et demandes d’entrevue :

Annick Bélanger 514 755-2050 ou annick.belanger@irai.quebec